Comment c’est fait ?

Le produit de base

J’essaye de travailler au maximum avec du cuir tannage végétal car il me permet plus de liberté sur les teintures, sur les finitions et texturages.
De plus il n’a pas été au contact avec des produits chimiques, ce qui est bien mieux pour votre peau.


Mais pour vous offrir plus de variations j’achète aussi des cuirs déjà teintés, texturés voir d’origines animales variées, comme de l’autruche, du requin ou de l’alligator (bientôt sur le site) .


Il m’arrive de travailler avec des chutes dont je ne connais pas la provenance : achats dans des fins de stocks de magasins de design ou d’ameublement, récupération de sacs à main, ceintures, canapés…
Dans ce cas, je le mentionne dans la fiche produit.


La transformation

A moi de jouer !

On commence forcément par la découpe des pièces et abat-carre des angles pour votre confort comme vous pouvez le voir sur la première image, on est encore sur du cuir brut.


Puis je passe au marquage et au texturage, quand il y en a. Du marquage “simple” au travail au matoir parfois fastidieux (rien de tel que de rater le dernier coup de maillet sur un décor presque terminé) 🙂

Mais c’est bien la partie sympa car le bijou commence à prendre son visuel définitif et c’est là que je m’amuse à réaliser des designs originaux que vous ne trouverez pas ailleurs. La touche du chef en somme.


Viennent ensuite les couches de teintures pour obtenir la couleur choisie. Chaque morceau de cuir réagit différemment à la teinture : ombres, griffures de la peau qui ressortent une fois teintées, absorption plus ou moins rapide de la teinture ce qui donne des variations de couleurs.

Et oui teinture pas peinture, je n’ai pas encore essayé les peintures pour cuir, le rendu est différent.

Je m’attaque ensuite à brunir les tranches, pour qu’elles soient protégées, lisses et brillantes. On passe d’une tranche pelucheuse et ultra sensible à l’humidité à une tranche brillante dont les fibres sont comme scellées entre elles.


Une première finition côté croûte (l’arrière du cuir) en utilisant du tokonole pour lier les fibres de cuir.
Et c’est parti pour les multiples couches de vernis, avant, arrière et sur les tranches, pour éviter que les teintures ne dégorgent au contact de l’humidité naturelle de la peau.

Le produit fini est donc bien résistant, protégé par les couches de vernis, mais n’oubliez pas qu’il s’agit de cuir et d’une teinture de surface, donc pas de douche avec les bijoux en cuir !

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